ROMA 0 VS 0 LYON

ROMA 0 VS 0 LYON
Reste à gagner

L'OL est donc toujours invaincu en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Si d'aucuns promettaient aux Rhodaniens un piège au Stadio Olympico, les quintuples champions de France sont parvenus à s'en sortir indemnes, et même rassurés.

Ils ramènent de Rome un match nul et vierge qui leur autorise tous les espoirs avant le match retour à Gerland. En coupe d'Europe, 68% des équipes se sont qualifiées après avoir obtenu un match nul 0 à 0 à l'extérieur : la statistique incite à l'optimiste dans les rangs rhodaniens. La maîtrise affichée par Tiago et les siens corrobore ce prometteur chiffre. Après deux victoires de rang en championnat, les Lyonnais ont souvent controlé les Romains, ne leur concédant que de maigres espaces, principalement sur coups de pied arrêtés.

Il fut un temps, pas si éloigné, où le deuxième du Calcio n'aurait fait qu'une bouchée du leader de la Ligue 1. L'écart entre les deux championnats s'est probablement estompé depuis quelques années. L'Olympique Lyonnais s'est également rapproché des toutes meilleures formations continentales, jusqu'à ramener logiquement un match nul de la pelouse du second du championnat italien. Il fut un temps où ce résultat aurait amplement satisfait le camp lyonnais. Pourtant, au terme des quatre-vingt-dix premières minutes de ce huitième de finale, l'impression qu'il y avait peut-être quelque chose de mieux à glaner subsiste. Qu'importe, les Lyonnais devront faire la différence à Gerland le 6 mars, une performance largement à leur portée en regard de leur assurance affichée et du faible nombre d'occasions concédées. Les Romains n'ont en effet pas montré grand-chose, en tout cas pas suffisamment pour mette en difficulté des Olympiens sereins.

Au terme d'une première mi-temps à leur avantage, les hommes de Gérard Houllier ont probablement plus reconnu la pale formation qui s'est inclinée le week-end dernier sur la pelouse d'Empoli que l'équipe joueuse et redoutable que d'aucuns leur avaient promise. Les Gones entamèrent en effet idéalement la rencontre, se procurant les meilleures occasions de la première période. Pas vernis les Gones : le coup franc de Juninho dévié de la tête par Taddeï vint s'écraser sur le poteau gauche de Doni (7e). Françaois Clerc et Sidney Govou n'attrapèrent pas le cadre (16e et 18e). Le portier brésilien s'interposa dans les pieds de Florent Malouda (21e) puis capta la frappe du Guyanais (42e).
C'était beaucoup en comparaison des trop rares spasmes offensifs des Romains. Totti largement au dessus (11e), Taddeï et Mancini à côté (24e et 40e) privèrent, statistiquement, les hommes de Luciano Spalletti d'un zéro pointé. Dans le jeu, c'était une autre afffaire.
Durant une rencontre souvent rendue injouable et hachée par les très nombreux coups de sifflet, le plus actif protagoniste de la rencontre fut sans aucun conteste Monsieur Riley. Pour des interventions dangereuses ou des simulations éhontées, huit Romains pâtirent de l'importante propension de l'arbitre anglais à « dégainer », les Lyonnais prenant part à la moisson dans une moindre moindre mesure...suffisament cependant pour subir le plus critique avatar.
Dès le retour des vestiaires, Jérémy Toulalan reçut son troisième avertissement de la compétition, synonyme de suspension pour le match retour, pour un (léger) contact avec un Francesco Totti, souvent plus prompt à « plonger » pour obtenir des coups francs qu'à s'employer à bien réguler le jeu romain. Peu en vue sur action construite, le capitaine romain n'en demeura pas moins dangereux sur coups de pied arrêtés. Ses coups francs puissants forcèrent Grégory Coupet à s'employer, boxant puis captant le cuir (62e et 72e).

Les Lyonnais reculaient mais demeuraient dangereux grâce à leur capacité à créer le danger sur coups de pied arrêtés. Doni relâcha le lointain coup franc de Juninho sur Fred avant de s'interposer devant l'attaquant auriverde (65e). Sur corner, la reprise acrobatique de Sidney Govou n'inquiéta pas le portier brésilien (66e). L'ultime coup franc de Juni trouva les gants de Doni (90e).

L'OL est à la mi-temps d'un quatrième quart de finale consécutif en Ligue des Champions mais le plus dur reste à faire. Sans Jérémy Toulalan mais avec un groupe qui monte en puissance et semble retrouver sa forme automnale, les Olympiens devront l'emporter. Ils joueront leur qualification sur un match. C'est simple mais également si loin...

# Posté le samedi 24 février 2007 10:53

ROMA VS LYON

ROMA VS LYON
L'OL connait la chanson...

Dans un lieu chargé d'Histoire, les Lyonnais retrouvent pour la 4ème année de suite les 1/8èmes de finale de la Champions League. Un match aller à bien négocier avant le retour à Gerland. Attention à l'AS Rome de Totti... un client aux arguments indéniables...
En savoir plus

Rome 1995
Interview de Florent Malouda
OL : conférence et entraînement



L'OL va-t-il continuer sa formidable série en 1/8èmes de finale de la Champions League ? En 3 participations et 6 matchs, les Olympiens se sont en effet toujours imposés, et qualifiés, en ayant débuté systématiquement à l'extérieur. Ce n'est pas le plus important... l'essentiel restant la qualification. Le tirage au sort avait donné le sourire au quintuple champion de France, essentiellement parce qu'il restait encore des poids lourds potentiels comme adversaires. 2 mois après, les sentiments français sont les mêmes : confiance, méfiance et respect. En ajoutant peut-être un zest d'inconnu lié à la qualité du jeu fournie depuis la reprise et à la mauvaise passe en terme de résultats. Heureusement en serrant les dents, à défaut de brillance, les coéquipiers de Juninho ont enchainé 2 victoires de rang en une semaine. Un très bon point avant de venir dans la Ville Eternelle.

Si le passé peut servir au présent, l'OL se souviendra alors de sa solidité collective à San Sébastian, Brême et Eindhoven, les 3 précédentes destinations. Tellement solide que Coupet n'avait pas encaissé le moindre but. Il est plus facile ensuite de faire la différence pendant la rencontre d'autant que ce petit ou ces buts inscrits à l'extérieur valent toujours aussi chers.

L'AS Rome est ambitieuse dans le sillage des ses 3 récents champions du monde. Totti marque (18 buts toutes compétitions confondues) et organise. De Rossi, devant la défense et Perrotta, dans une position plus haute, apportent leur talent. Mais comment oublier Mancini, ce diable de Brésilien, qui est monté d'un cran. De défenseur latéral, il est passé milieu gauche... et en plus, il marqué (8 buts cette saison). Il y a encore, l'expérimenté Panucci. L'ancien international italien a déjà soulevé 2 fois ce trophée. Il y a aussi le Français Mexes et le Roumain Chivu, que les Lyonnais entrainés par Paul Le Guenb avaient croisé, sans réussite, avec l'Ajax d'Amsterdam... Bref les Giallorossi, deuxièmes du Calcio et finalistes de la Coupe d'Italie, sont à prendre avec le plus grand sérieux.

Spaletti, l'entraîneur, n'a peut-être pas une très grande profondeur de banc au point d'aligner quasi systématiquement les mêmes éléments au départ dans une organisation presqu'immuable : 4 défenseurs, 2 récupérateurs, une ligne de 3 et Captain Totti qui décroche souvent; soit un 1-4-2-3-1. Et l'on peut ajouter, ceci étant propre au football italien, l'amour pour la tactique, le respect des consignes, l'art de faire déjouer, le sens de l'embrouille... Cette formation a ajouté enfin de la régularité dans son jeu et ses résultats. Le dernier match de championnat disputé et perdu à Empoli n'aura apporté aucun élément nouveau aux espions olympiens. Pour la circonstance, Spaletti avait apporté des modifications notables à sa formation en étant aussi toujours privé de sa charnière centrale Chivu-Mexes, pas encore remise totalement de ses bobos physiques.

Tous ces ingrédients promettent une partie serrée, où les détails auront leur importance. Totti et Juninho, artistes notamment en coups francs, le savent. Les Lyonnais vont-ils « subitement » passer d'un mode ordinaire au rythme d'un grand d'Europe? De la réponse à cette question dépend certainement une grande partie du résultat. Si les Juninho, Abidal, Malouda... retrouvent la plénitude de leur talent, cela favorisera l'expression d'un groupe qui a perdu pour l'instant des rouleaux à sa formidable machine à compresser l'adversaire. Attention cependant à ne pas dépasser les bornes. Les cartons sont vite distribués dans cette compétition et une suspension peut considérablement pénaliser son ©quipe. Tiago et Juninho, la saison dernière, sont bien placés pour en parler. Toulalan devra, par exemple, canaliser son merveilleux comportement de guerrier impavide. L'ancien canari a déjà récolté 2 jaunes...

Dans un stade Olympico chargé d'Histoire, Michel Jazy y gagna une médaille d'argent aux JO de 1960 sur 1 500 mètres, les 60 000, voire plus, supporters romains auront leur importance. Sur cette pelouse, les Jaune et Rouge, ne sont inclinés qu'une fois cette saison : face à l'Inter Milan en championnat ; et ils n'ont concédé que 3 nuls : 2 en championnat et un en Champions League. Ici, on a pris l'habitude des victoires. Au pied des 7 collines, les Loups de la Roma attendent les Lions. Un rendez-vous entre fauves où les coups de crocs chercheront à marquer des points capitaux avant la seconde manche... à Gerland

# Posté le mercredi 21 février 2007 05:53

Lille 1 - 2 Lyon

Lille 1 - 2 Lyon
L'OL se retrouve

L'OL a accéléré cinq minutes mais cela a suffi. Menés à sept minutes du terme de la rencontre, les hommes de Gérard Houllier sont parvenus à renverser une situation bien compromise pour ramener de Lille une victoire - performance qu'ils n'avaient plus accomplie depuis la saison 2000/2001-.

Au terme d'un improbable dénouement, les Lyonnais ont transformé des lendemains qui s'annonçaient douteux en douces promesses.

Le déplacement au Stade de Villeneuve d'Ascq est riche en enseignements pour l'entraîneur olympien et ses joueurs. La première satisfaction de la soirée tient à la belle opération comptable réalisée par les quintuples champions de France. Grâce à ce succès tardif, ils s'octroient 14 points d'avance sur leurs dauphins lensois, qui joueront dimanche et relèguent à 18 points des Dogues méritants qui eurent peut-être le tort de voir dans leur adversaire du soir l'OL tâtonnant et inquiet de ce début d'année 2007 quand celui-ci se révéla impitoyable et terriblement efficace à l'image de la formidable machine à gagner de la fin d'année 2006. Car c'est là la principale nouvelle de cette soirée nordique : si Malouda et les siens n'ont certes pas fait montre du liant et de la virtuosité qui accompagnaient leurs performances de l'automne, ils ont en tout cas retrouvé la force de caractère qui leur permettait il y a encore quelques mois d'infléchir bon nombre de situations bien compromises dans les ultimes instants. Alors qu'ils cultivaient avant la trêve, parfois jusqu'à l'improbable, les renversements tardifs, les Lyonnais semblaient depuis quelques matchs plus fébriles au moment du « money time », lâchant même dans les arrêts de jeu à Troyes et Marseille. Ils se sont ce soir rappelés au bon souvenir de la Ligue 1. Ils ont retrouvé cette âme de guerriers qui faisaient leur force. Ce n'est pas là le moindre enseignement de ce succès.

Autre motif de satisfaction : ils n'ont qu'en de très rares occasions été inquiétés. Dans ce domaine, la première période lyonnaise fut riche en promesses. Durant celle-ci, avec parfois un soupçon de réussite, comme sur la frappe de Yohan Cabaye sur la transversale de Grégory Coupet (43e), les hommes de Gérard Houllier se sont montrés rassurants défensivement.
Mal payés de leur rigueur, les Lyonnais ont bien failli voir réduits à néant les efforts de leur arrière garde sur une erreur d'inattention. Au c½ur d'une rencontre fermée et bien pauvre en occasions de but, il fallut en effet un coup de pouce du destin et une malheureuse déviation de la tête de Toulalan pour que les Lillois ouvrent le score, Audel profitant d'un bref instant de déconcentration de la défense rhodanienne (53e). Il n'en fallait pas moins pour que les Lillois retrouvent un bref allant offensif. La frappe lobée de Cabaye vint lécher la transversale de Grégory Coupet (58e).
L'absence du duo de créateurs Tiago – Juninho n'est bien entendu pas étrangère au manque d'imagination offensif des Gones. Dans l'entrejeu, Kim Källström n'a pourtant pas ménagé sa peine, multipliant en première période les tentatives lointaines captées par Tony Sylva (15e et 24e) ou hors cadre (45+1).

L'entrée en jeu de Milan Baros, faisant évoluer le traditionnel 4-3-3 « lyonnais » en 4 – 4 – 2, modifia la donne et apporta aux visiteurs du Stadium un point d'ancrage supplémentaire. Mais ni Florent Malouda, ni Jérémy Toulalan ne cadrèrent leurs frappes (68e et 71e).

Aux avant-postes, Fred a pu une nouvelle fois constater la difficulté – l'aridité - à évoluer actuellement seul en pointe de l'attaque rhodanienne. Régulièrement contraint de revenir au niveau de ses milieux pour servir de pivot, l'avant-centre brésilien dut attendre la 83e minute de jeu pour se créer sa première occasion du match. Rendu inoffensif – parfois irrégulièrement – par Tavlaridis, l'ancien attaquant de Cruzeiro a longtemps entrevu le spectre d'une soirée noire et vierge de toute opportunité... jusqu' à ce coup franc lointain qu'il catapulta dans la lucarne de Tony Sylva pour égaliser, inscrivant au passage son huitième but de la saison en Ligue 1, son onzième toutes compétitions confondues.
Et l'improbable se produisit !
Toto Squillaci reprit, du dos, un coup franc de Jérémy Toulalan pour offrir aux Lyonnais une victoire encore bien compromise quelques minutes plus tôt (88e).

A quelques jours d'un « importantissime » déplacement à Rome, les Lyonnais peuvent regarder l'avenir sereinement. Leur finish à couper le souffle leur a épargné bien des contrariétés et les a peut-être réconciliés avec le souvenir pesant, et inhibant, d'une équipe invariablement triomphante en 2006, qui semblait les hanter depuis le début d'année 2007. Entre ces deux Olympique Lyonnais, une différence demeure cependant : les Olympiens connaissent désormais l'amer goût de la défaite... et commence à humer le doux parfum de la guérison. Une expérience de l'alternance qui ne sera pas de trop en prévision des défis qui les attendent.

# Posté le mercredi 21 février 2007 05:49

Troyes 1 - 0 Lyon

Troyes 1 - 0 Lyon
L'OL cède sur le fil

Les Lyonnais s'acheminaient tout doucement vers un résultat en demi-teinte, vers un match nul dont on ne sait s'il aurait constitué un bon point de pris ou deux de perdus, mais Nivet s'est chargé dans les arrêts de jeu de noircir le tableau.

Après l'ultime corner de la rencontre, bonifié par Nivet, le bilan de ce déplacement dans l'Aube n'a plus rien à voir avec ce dilemme accompagnant les soirées de partage des points.
Comme lors de son déplacement à Marseille, les Olympiens ont flanché dans les dernières minutes, devant la volonté Troyenne de faire la différence en fin de match, sur ce trait de caractère dont ils usaient à merveille il y a encore peu et qui faisait leur force avant la trêve.

Pour ce 23e opus de la saison en Ligue 1, Gérard Houllier avait décidé de reconduire un 4-3-3 « lyonnais ». « Le milieu en triangle est un système qui correspond bien à la qualité de mes joueurs » avait confié l'entraîneur rhodanien. Suspendu lors du déplacement à Marseille, Jérémy Toulalan retrouvait sa place dans l'entrejeu olympien et ne tardait pas à se mettre en évidence. Sa première tentative lointaine n'attrapa pas le cadre (2e). Sa seconde trouva les gants de Le Crom (20e).
A la pointe de l'attaque, Fred, préféré à Milan Baros, n'eut que peu de munitions pour prendre à défaut le gardien troyen. Profitant d'une remise de la tête de Sidney Govou, le Brésilien buta sur le portier aubois (10e), se procurant sa première, et dernière, occasion de la rencontre.
Si les Lyonnais pouvaient légitiment arguer l'attentisme et la frilosité de leurs opposants pour justifier leur manque de réussite en janvier, ils ne peuvent au terme de ce revers à Troyes s'en prendre qu'à leur maladresse dans le dernier geste pour expliquer leur incapacité à prendre à revers une équipe auboise joueuse et bien décidée à pleinement exploiter les espaces laissés par les quintuples champions de France.
Durant une première période légèrement à l'avantage de leurs visiteurs, les Troyens ne rechignèrent guère à jouer crânement leur chance, se créant la meilleure occasion de la première période. Grégory Coupet cueillit avec soulagement, et réussite, le coup franc de Gaël Danic après un rebond sur son poteau (12e) puis claqua la puissante frappe du gauche du même Danic (27e) et se détendit parfaitement pour capter son centre tendu (38e).

Si les Troyens jouaient vaillamment chacune des opportunités concédées par l'arrière garde olympienne au sein de laquelle Patrick Müller suppléait Toto Squillaci blessé, les coéquipiers de Fred éprouvaient des difficultés à se mettre en bonne position. Sur son aile gauche, « Flo » Malouda s'employait pour faire la différence. Le Guyanais fut une première fois trop court pour reprendre le centre de Tiago (13e) avant de voir ses tentatives s'enfuir trop à gauche du but de Le Crom (29e) et (44e). Sur coup franc, Juninho s'essaya à son tour sans plus de réussite (31e et 35e). Patrick Müller sur Le Crom (32e), puis Cris au dessus (35e), firent à leur tour frissonner le stade de l'Aube sans réussir à débloquer le tableau d'affichage.

L'entame de seconde période sonna comme un avertissement pour les Lyonnais. Sur la lancée de leur bonne première mi-temps, les joueurs de Jean-Marc Furlan mirent rapidement Grégory Coupet à contribution. Le gardien rhodanien stoppa la tentative à bout portant de Danic (48e) et Nivet ne cadra pas sa tête (48e).
Les leaders de la Ligue 1 reprirent bien vite le dessus dans le jeu pour maintenir la pression sur leurs hôtes. Juninho et Fred frappèrent sur Le Crom (57e) et (66e). Malouda et Govou écrasèrent trop leurs tirs (68e et 71e).
Les entrées d'Hatem Ben Arfa et Milan Baros, au profit de Sidney Govou et Fred, n'infléchirent guère un scénario devenu inéluctable au fil des minutes. L'international tchèque n'attrapa pas le cadre (86e). Semblant attirer le cuir, Le Crom capta aisément l'ultime frappe de Malouda (89e). A mesure que les Lyonnais gâchaient leurs munitions offensives, l'angoisse de l'estocade troyenne tant redoutée se faisait plus intense. Et Nivet délivra les siens au bout des arrêts de jeu (93e).

Les Lyonnais n'ont plus humé le si doux parfum du succès en Ligue 1 depuis plus de deux mois (le 17 décembre 2006 lors de la 18e journée). Une certitude comptable : le rythme des quintuples champions de France ne leur facilite pas la tâche sur la route qui pourrait les mener vers un sixième titre de rang en Ligue 1. Depuis leur retentissant succès à Lens 4 buts à 0, les hommes de Gérard Houllier ont ainsi perdu à trois reprises et concédé deux matchs nuls. Ils peuvent certes toujours s'appuyer sur leur important matelas de points constitué avant la trêve mais il leur faudra toutefois très vite retrouver la recette de la victoire. « La route qui mène au succès n'est jamais une ascension linéaire. Il y a des moments plus difficiles, plus rocailleux, des périodes d'adversité » avait concédé Gérard Houllier au soir du revers à Marseille. L'OL retrouvera à n'en pas douter très vite un terrain moins accidenté et plus conforme à ses ambitions. Reste pour l'heure à faire le dos rond avant des lendemains plus chantants

# Posté le mercredi 21 février 2007 05:41

Marseille 2 - 1 Lyon

Marseille 2 - 1 Lyon
En sortant une nouvelle fois Lyon de la Coupe de France mercredi, Marseille a confirmé son renouveau entrevu depuis le début de l'année tandis que son adversaire s'enfonce davantage dans le doute.

"C'est une période difficile. On aurait pu tuer le match mais on n'a pas su le faire. Au final, cela nous coûte cher", a expliqué Juninho.

Après avoir ouvert la marque, le quintuple champion de France a cédé dans les cinq dernières minutes de jeu sous les coups de boutoir marseillais.

Comme l'an dernier, l'OM a écarté Lyon d'une épreuve que les Gones n'ont plus enlevée depuis 1973.

"Compte tenu des résultats, l'équipe doute un peu. Beaucoup de clubs aimeraient toutefois connaître la même crise que nous. Plus que la défaite, c'est le scénario qui est cruel", a relativisé l'entraîneur lyonnais Gérard Houiller.

"Cela nous permettra au moins de décongestionner un peu notre calendrier. Ici, c'est une cible qui part, mais il en reste d'autres", a-t-il ajouté.

Vainqueur à dix reprises de la compétition, Marseille poursuit pour sa part son chemin dans son épreuve fétiche.

# Posté le mercredi 21 février 2007 05:36